Survivre
poetedemarde
11 août
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J’essaie de garder ma tête hors de l’eau.
Le vent essaie d’arracher mon si beau drapeau.
Détermination ou seulement le rêve d’un con ?
Adieu, petit Québec, l’eau envahit mes poumons.
Survivre à ma propre mort linguistique,
Entouré d’une mer de langues exotiques.
Je suis francophone d’une province diluée,
Un breuvage au goût de mon héritage assimilé.
Je tiens à bout de bras ce magnifique étendard,
Résistant du mieux que je peux, il est trop tard.
Maintenant, mes yeux sont remplis de tristesse,
Mes mains font des signes de détresse.
Le drapeau se noie et coule avec moi.
Adieu, les gens, mon peuple est un néant.
Fred (droit d’auteur poetedemarde 2026)




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